Samedi 21 mars 2026
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![]() | Par Léon Maujean Référence : 3499 Date édition : 2018 Format : 20 X 30 ISBN : 9782758610182 Nombre de pages : 110 Première édition : 1934 Reliure : br. Prix: 17.00€ |
Le passé historique de Montigny est en grande partie dû à sa position au pied des remparts de Metz. Cette cité y établit en effet ses plus grandes abbayes qui n'auraient pas pu trouver suffisamment de place dans son enceinte. Il est probable que la seigneurie faisait partie du vaste territoire du Val de Metz et qu'elle doit son origine à une métairie du domaine royal donnée en fief à l'évêque de Metz. L'évêché, qui avait souvent besoin d'argent, la mit en gage en 1404 ; à partir de cette époque, elle fut considérée comme un bien patrimonial de la famille de Heu et figura dans tous les partages. Le voué de Montigny jouissait de prérogatives extraordinaires : c'est lui qui gouvernait le palais épiscopal après la mort de l'évêque et pendant toute la vacance du siège. Il recevait également l'empereur et lui présentait les clés du palais en l'absence d'évêque. Le 10 septembre 1444, le comte de Richemont, connétable de France, arriva inopinément avec une armée de 10 000 hommes pour piller le pays messin. Les troupes se divisèrent en plusieurs bandes pour dévaster et chasser les habitants des places fortes dans un rayon de trois lieues autour de Metz, dont la Grange-aux-Ormes, la Grange-le-Mercier, la Horgne-au-Sablon, notamment. La ville, dans la crainte d'un siège, s'empressa de faire abattre les monastères de Saint-Clément, Saint-Arnould et Saint-Symphorien où l'ennemi pouvait trouver asile. Mais bientôt la cité se ressaisit et commença à harceler les troupes françaises : 250 hommes d'armes les attendirent à Montigny et à Bradin et les mirent en déroute. La Horgne-au-Sablon était une possession de l'abbaye de Saint-Clément. En 1518, le château était habité par François de Gournay mais il était ruiné lorsque Charles Quint, lors du siège de Metz de 1552, vint y loger. Il fut installé dans une petite chambre, large deux fois comme son lit, à laquelle on montait par un escalier fort étroit. Souffrant de la goutte, il décida à la fin du mois de décembre de se faire porter au milieu de ses soldats, espérant ainsi leur donner du courage. Il ne vit autour de lui que des visages mornes et abattus. Á l'issue de la guerre de Trente Ans, la communauté de Montigny était fort pauvre. Les terres, mal cultivées, par une population très clairsemée ne donnaient que de maigres récoltes. Les cultures principales étaient alors le seigle et l'avoine. Le vignoble florissant aux XIIIe et XIVe siècles, se reconstitua lentement sans jamais retrouver son ancienne importance. Mais l'établissement d'un couvent de bénédictines permit aux habitants de jouir d'une certaine prospérité.© Micberth
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